L'histoire de la couverture
Pour la couverture, j'ai choisi la terre craquelée du désert, en écho à un texte important du livre. Mais je ne voulais pas montrer seulement la sécheresse : à travers ces brisures, ce sable, cette terre fêlée, j'ai voulu qu'il y ait une source.
Comme je l'explique dans le livre, notre vie est faite de toutes les couleurs du monde : du noir, du gris, du bleu et de toutes les autres. Même quand le désert que nous traversons semble aride, sans aucune source de vie… elle est là.
[ vidéo : la création de la couverture ]
Le résumé
De la couverture aux ornements intérieurs, le style de ce livre est un clin d'œil à l'époque que j'affectionne le plus : le XIXe siècle, marqué par l'essor de l'illustration, qui donnait vie aux textes des écrivains. J'ai imaginé une couverture qui invite à ouvrir le livre pour en découvrir les secrets, dans une expérience intime, page après page. Comme la jarre de Pandore : c'est en l'ouvrant que tout se révèle.
Ce livre est le récit d'une vie traversée et transformée. De l'enfance dans un jardin où l'on joue à l'archéologue aux tempêtes silencieuses d'une famille marquée par le deuil, l'alcool et les secrets, jusqu'au fond de l'abîme où l'on croit que la seule issue est de disparaître, j'y raconte, en seize chapitres, tout ce qui a failli m'éteindre et ce qui m'a rallumée.
Ces pages ont été écrites sur près de quatre années. Elles suivent une descente et une remontée : l'armure que l'on se construit, la lumière que l'on croit perdue, la renaissance de ses cendres et, enfin, cette soif de vie invincible.
Des derniers chapitres émerge une voix qui ne parle plus de moi, mais à vous : aux âmes qui doutent de leur place sur cette terre, à celles et ceux qui se croient seuls dans leur désert.
Ce livre est un récit de rédemption et de révolte, non pas pour vaincre le ciel, mais pour lui reprendre sa lumière.
Le maître des ombres
Pour les illustrations, je me suis aussi inspirée de celles du XIXe siècle, dont les œuvres ont marqué mon adolescence. Il m'a fallu en choisir un seul artiste : celui qui a su transformer l'obscurité en beauté. Le maître des ombres, mon artiste préféré : Gustave Doré. Vous découvrirez dans ces pages 33 illustrations de l'artiste, qui accompagnent le livre. Une façon de lui rendre hommage, car sans lui, sans ses œuvres, peut-être n'aurais-je jamais autant aimé l'art.